Le SEO, c’est plus que des mots-clés
Oui, les gens me parlent de SEO et d’améliorer les mots-clés. Mais le référencement naturel, c’est beaucoup plus que ça.
Quand je l’explique, je dis que le SEO, c’est un ensemble d’actions qui sont mises en place, dont la partie du wording et des textes. Mais il y a plus.
La performance : la première couche du SEO
En bref, la première couche à prendre en compte dans une stratégie de référencement naturel, c’est la performance.
Un site qui ne performe pas, c’est un site qui ne convertit pas. Quand une personne doit attendre la fin du monde pour réussir à entrer dans un site, il y a un problème.
En fait, moi, si ça ne charge pas, je m’en vais. Si c’est ton cas, il y a probablement un problème aussi!
Le site que tu as mis en place doit aller vite. Si les gens tentent d’entrer, puis ressortent aussitôt parce que c’est trop long, ça laisse des traces. Moi, je les appelle les notes des robots. Les moteurs de recherche voient ce comportement.
Pour eux, les visiteurs qui arrivent sur ton site, mais qui repartent immédiatement, ça peut vouloir dire que l’expérience n’est pas bonne. Ton site peut être mal optimisé, trop lent ou difficile à utiliser. Et ça peut nuire à ta visibilité sur Google.
Les éléments importants à vérifier
Les images et la compression
Arrête de mettre tes images en PNG et en JPEG sans vérifier leur poids. Quand une image est trop lourde, elle rend ton site moins performant.
Avant de téléverser une image sur ton site, compresse-la avec un outil comme TinyPNG, ShortPixel ou Imagify. Tu peux aussi convertir tes images en WebP ou en AVIF, des formats généralement plus légers.
Il faut aussi redimensionner tes images. Si ton image est affichée à 800 pixels de largeur, tu n’as pas besoin de téléverser une image de 5 000 pixels. Ça ne sert à rien, sauf à alourdir ta page.
Tu peux également activer le chargement différé, aussi appelé lazy loading. Les images qui ne sont pas visibles immédiatement seront chargées seulement lorsque l’utilisateur descendra dans la page.
Par contre, il faut éviter de retarder inutilement l’image principale qui apparaît dès l’arrivée sur la page. Cette image peut influencer directement le LCP.
Le LCP : le contenu principal doit apparaître rapidement
Le LCP, ou Largest Contentful Paint, mesure le temps nécessaire avant que le plus gros élément visible de ta page s’affiche.
Ça peut être une grande image, une bannière, un titre principal ou une section d’introduction. Si ton visiteur arrive sur ton site et que le contenu principal met trop de temps à apparaître, il a l’impression que ton site est lent.
Pour améliorer ton LCP, tu peux :
- compresser l’image principale;
- utiliser un format WebP ou AVIF;
- éviter les images beaucoup trop grandes;
- précharger l’image principale lorsque c’est nécessaire;
- réduire les fichiers CSS et JavaScript qui bloquent l’affichage;
- utiliser un bon système de cache;
- améliorer la vitesse de réponse du serveur.
L’INP : un site doit réagir rapidement
Le INP, ou Interaction to Next Paint, concerne la rapidité avec laquelle ton site réagit lorsqu’une personne clique, touche un bouton ou utilise un élément interactif.
Si ton visiteur clique sur un bouton et que rien ne se passe pendant plusieurs secondes, il peut penser que le site est brisé. Les scripts JavaScript trop lourds, les animations complexes et les extensions mal optimisées peuvent ralentir les interactions.
Pour améliorer l’INP, il faut notamment limiter les scripts inutiles, réduire les animations et éviter de charger des fonctionnalités qui ne sont pas nécessaires sur chaque page.
Le CLS : éviter que la page bouge toute seule
Le CLS, ou Cumulative Layout Shift, mesure la stabilité visuelle d’une page pendant son chargement.
Si ton texte se déplace parce qu’une image, une publicité ou une police se charge après le reste, ton visiteur peut cliquer au mauvais endroit. C’est frustrant, surtout sur mobile.
Pour limiter les déplacements de contenu, il faut prévoir les dimensions des images et des vidéos, charger correctement les polices et éviter d’insérer des éléments qui déplacent toute la page après son chargement.
Le CSS et le JavaScript
Tu as aussi plusieurs techniques comme installer WP Rocket, LiteSpeed Cache ou W3 Total Cache et comprendre certaines choses.
Par exemple, il est possible de différer ou d’asynchroniser certains fichiers JavaScript, comme ceux qui servent aux animations. Tu peux aussi minifier tes fichiers CSS et JavaScript afin de réduire leur poids.
Il faut également vérifier si des extensions chargent leurs fichiers sur toutes les pages, même lorsqu’elles ne sont pas nécessaires. Certaines extensions ajoutent beaucoup de scripts et de styles qui ralentissent le site sans que tu t’en rendes compte.
Les animations, les carrousels, les fenêtres contextuelles et les effets Elementor peuvent aussi alourdir une page. Ce n’est pas parce qu’un effet est beau qu’il doit absolument être présent partout.
Les vidéos en arrière-plan
Les vidéos en arrière-plan peuvent être très lourdes. Si tu en ajoutes une dans la première section de ton site, elle peut ralentir considérablement le chargement de la page.
Tu peux compresser la vidéo, réduire sa résolution ou utiliser une image optimisée sur mobile. Tu peux aussi éviter de charger automatiquement la vidéo et utiliser une image avec un bouton de lecture.
Le cache et la mise en cache
Le cache permet de conserver temporairement certaines versions de ton site afin de ne pas tout reconstruire à chaque visite.
Sur WordPress, une extension comme WP Rocket, LiteSpeed Cache ou W3 Total Cache peut aider à améliorer la vitesse. Mais il ne faut pas simplement installer l’extension et activer toutes les options sans vérifier.
Une mauvaise configuration du cache peut parfois créer des problèmes d’affichage, surtout avec Elementor, WooCommerce ou certaines extensions JavaScript.
L’hébergement et le serveur
La performance ne dépend pas seulement de ton site. Ton hébergement Web joue aussi un rôle important.
Un serveur lent, mal configuré ou surchargé peut ralentir ton site, même si tes pages sont bien construites. Il faut donc vérifier le temps de réponse du serveur, la version de PHP utilisée, les ressources disponibles et la qualité de l’hébergement.
Un bon hébergement ne règlera pas une page remplie d’images lourdes et de scripts inutiles. Mais un mauvais hébergement peut ralentir un site pourtant bien optimisé.
La vitesse sur mobile
Ton site doit aussi être rapide sur mobile. Beaucoup de visiteurs naviguent avec leur téléphone, parfois avec une connexion moins stable qu’à la maison.
Il faut donc vérifier :
- la taille des images sur mobile;
- les vidéos qui se chargent automatiquement;
- les animations;
- les boutons et les menus;
- la lisibilité du texte;
- l’espace entre les éléments;
- la vitesse réelle de chargement.
Une page qui semble rapide sur ton ordinateur peut être beaucoup plus lente sur un téléphone.
La sécurité et l’expérience utilisateur
La performance ne doit pas être travaillée séparément de la sécurité et de l’expérience utilisateur. Ton site doit être servi en HTTPS, fonctionner correctement sur mobile et permettre aux visiteurs d’accéder facilement à ton contenu.
Trop de fenêtres contextuelles, des publicités envahissantes ou des éléments qui cachent le contenu peuvent aussi rendre la navigation désagréable. Même si ton site est rapide, une mauvaise expérience peut faire repartir les visiteurs.
Comment mesurer la performance de ton site?
Pour commencer, tu peux analyser ton site avec PageSpeed Insights, Lighthouse et le rapport sur les Core Web Vitals dans Google Search Console.
Ne regarde pas seulement la note globale. Regarde surtout les problèmes identifiés : images trop lourdes, scripts qui bloquent l’affichage, serveur lent, changements de mise en page et éléments qui prennent trop de temps à charger.
Une note parfaite n’est pas le seul objectif. Le plus important est d’améliorer réellement l’expérience des visiteurs et de corriger les problèmes qui ralentissent ton site.
En bref
La performance Web est la première couche à prendre en compte dans une stratégie SEO. Avant de travailler les mots-clés, il faut s’assurer que ton site peut être chargé, consulté et utilisé correctement.
Les images, les vidéos, le cache, le code, les animations, les extensions, l’hébergement et la version mobile peuvent tous avoir un impact sur la vitesse et l’expérience utilisateur.
Le SEO, ce n’est donc pas seulement mettre les bons mots-clés dans un texte. C’est aussi construire un site rapide, stable, clair et agréable à utiliser.